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Ce n’est pas du sang qui coule dans nos veines, c’est la rivière de l’Amazonie

L’Amazonie, jungle sauvage à mille visages. Derrière cet endroit de plus en plus touristique se cache un élément essentiel à la vie humaine.

amazonie rivière - Amérique du sud

Retour sur toutes les facettes de cette forêt unique, depuis les merveilles abritées par ses arbres luxuriants jusqu’aux coups qui lui sont infligés quotidiennement par l’Homme.

1- La plus grande forêt de la Terre

amazonie amérique latine

L’Amazonie, qui s’étend sur 40% de l’Amérique du Sud, est la forêt tropicale la plus vaste du monde. Elle traverse 9 des 12 pays sud-américains : le Brésil, le Pérou, la Colombie, la Bolivie, l’Equateur, le Paraguay, le Venezuela, le Suriname, la Guyane française et la Guyane. A elle seule, elle représente la moitié des forêts tropicales qu’il reste encore sur Terre .

2- Le souffle du monde

On la retrouve littéralement au cœur de nos poumons : c’est elle qui produit 20% de l’oxygène que nous respirons. D’où son surnom de « poumon de la planète ».
Elle est donc d’une importance majeure aussi bien pour la planète que pour les humains.

3- La pharmacie amazonienne

L’industrie pharmaceutique utilise ses plantes pour fabriquer de nombreux médicaments : plus d’un médicament sur 4 contient des ingrédients provenant de l’Amazonie. Pourtant, on sait encore peu de choses sur elle : il est évalué que 90% de ses plantes n’ont pas été étudiées par l’Homme.

C’est l’endroit de la Terre contenant le plus d’espèces végétales et animales : elle abriterait entre 50 et 70% de la biodiversité mondiale. Donc de nombreuses plantes nous étant encore inconnues pourraient avoir des propriétés guérissantes.

(Mais vu comme c’est parti, peu de chance qu’on les découvre un jour)

4- Le plus grand fleuve du monde

Son nom vient du fleuve Amazone, qui le traverse. C’est de l’Amazone que provient 18% du volume total d’eau douce qui se déverse dans les océans de la planète : c’est le fleuve le plus grand du monde, et un des plus grands réservoirs d’eau douce que l’on ait à notre disposition.

5- L’objet de toutes les convoitises

réchauffement climatique amazonie

Aujourd’hui, on parle beaucoup de l’Amazonie parce que le nouveau président du Brésil, Bolsonaro, semble vouloir la détruire un peu plus. Le Brésil abritant 60% de la forêt amazonienne, la politique brésilienne a une importance clé dans sa gestion.

(Par ailleurs, le Brésil détenant le triste record du nombre de meurtres annuels de défenseurs de l’environnement, les choses ne sont pas simples pour les écologistes du pays.)

Si c’est vrai que l’élection de Bolsonaro n’est pas une bonne nouvelle, on peut pas dire que ce soit le premier à vouloir tirer profit de cet écosystème unique au monde. Cela fait des années que politiques et hommes d’affaires, main dans la main, s’adonnent à sa destruction minutieuse pour en tirer profit.

Prenez Macron, grand spécialiste du greenwashing, ayant donné il y a peu le feu vert à des multinationales en Guyane pour exploiter une mine d’or. Cela risque de dégrader la partie de l’Amazonie jusqu’ici la mieux conservée (plus d’infos sur cette vidéo : la montagne d’or en Guyane). Make la destruction de la planète great again?

6- Des tribus amazoniennes décimées

Au cours de son exploitation, on aurait décimé jusque 90% des populations indigènes qui vivaient dans la forêt. Aujourd’hui, on dit qu’il y subsisterait un peu plus d’une cinquantaine de tribus, ce qui en fait encore l’endroit du globe abritant le plus de communautés indigènes isolées.

Les contacts de ces tribus avec le monde extérieur sont souvent fatals pour les indigènes, ces derniers n’étant pas vaccinés et donc très vulnérables à de nombreuses maladies.

7- Les arbres de l’Amazonie veillent sur le continent

Les arbres de l’Amazonie sont des régulateurs essentiels du climat.

Tout d’abord, ils permettent de réguler et de filtrer les émissions de CO2. A moins que vous ayez vécu sous une pierre ces dernières années, vous savez probablement que le CO2 émis par les activités humaines est en passe de détruire notre environnement. Ce rôle de régulation est donc plus que jamais indispensable.

(A noter qu’aujourd’hui, la pollution et le réchauffement climatique ont déjà dégradé la capacité de l’Amazonie à absorber le CO2 de moitié : la forêt tropicale semble avoir de plus en plus de difficultés à éponger le carbone émis par l’Homme.)

Les arbres de l’Amazonie servent également à faire pleuvoir. En effet, ils libèrent d’immenses quantités d’eau dans l’atmosphère, qui, comme le veut le cycle de l’eau, nous reviennent sous forme de pluie (vidéo explicative du phénomène ici, en anglais sous-titrée français).

Si la destruction de la forêt tropicale continue sur sa lancée, et finit par rayer l’Amazonie de la carte, on estime que les températures d’Amérique du Sud augmenteraient de 4 degrés Celsius, ce qui entraînerait des dommages irréversibles et des catastrophes naturelles en chaîne.

Des phénomènes extrêmes sont déjà en train d’avoir lieu, comme des sécheresses et des pluies torrentielles.

8- Une déforestation sans limite

Sa déforestation toujours plus rapide est alarmante : chaque minute, on estime que près de 900 arbres y sont coupés. En 50 ans, l’Amazonie a perdu près d’un cinquième de sa surface. Entre juillet 2017 et juillet 2018, Greenpeace affirme que l’équivalent d’un million de terrains de foot furent déforestés, et ce seulement dans la partie brésilienne. Un record historique. Les scientifiques tirent la sonnette d’alarme, et avertissent que la forêt tropicale pourrait atteindre dans les prochaines années un point de non-retour.

Les causes de ce massacre? C’est l’industrie de l’élevage bovin qui est responsable à 80% de la déforestation de l’Amazonie (une autre bonne raison de diminuer sa consommation de viande). Au niveau mondial, cela représente 14% de la déforestation annuelle, rien que ça.

Parmi les autres causes de la déforestation, on trouve l’agriculture, l’exploitation des ressources minières (parfois de manière illégale), et le développement d’infrastructures (comme des barrages).

9- Un endroit qui a besoin de votre indignation

Vous vous demandez peut-être, comme nombre de personnes avant vous, que faire devant tant de mauvaises nouvelles.

S’il n’est pas facile de savoir par où commencer, la première chose à faire, c’est de s’indigner devant ces destructions. Parlez-en autour de vous. Laissez votre indignation guider vos actions. Cherchez à comprendre pourquoi l’Homme d’aujourd’hui voit la nature comme une chose à exploiter. Posez-vous des questions, remettez en cause notre système, la consommation à outrance, la course folle vers le profit et la destruction. Observez comment notre modèle de société s’obstine à vivre contre la nature, et non avec.

Ne pensez pas que vous n’êtes pas de poids, et que votre indignation ne sert à rien. Les populations locales les plus menacées de destruction ont beaucoup de mal à se faire entendre, entre pauvreté, manque d’éducation et danger mortel de se battre pour l’environnement en Amérique latine.

Soyez la voix de ceux qui n’en ont pas.

Si votre conscience est réveillée, vous devez réveiller celles des autres.

Laissez votre âme de militant se faire bercer par les meilleures chansons dédiées à Pachamama, la Terre-Mère.

3 réflexions au sujet de “Ce n’est pas du sang qui coule dans nos veines, c’est la rivière de l’Amazonie”

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