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Les similarités entre le coronavirus et le changement climatique

Comment ? Qu’ouis-je ? Qu’entends-je ? Il y aurait des similarités entre le coronavirus et le réchauffement climatique ?

Ces deux phénomènes n’ont pourtant pas grand chose à voir, me direz-vous.

Mais est-ce vraiment le cas ?

1- Coronavirus, réchauffement climatique, même combat : personne n’y comprend rien

Les experts défilent sur les plateaux TVs, les tweets et les hashtags s’accumulent et les articles de journaux s’empilent, sans, finalement, que personne n’y comprenne grand chose.

Et ceci pour une simple raison.

Ces deux événements sont nouveaux, et donc inconnus. Le co-vid19 est un tout nouveau virus, et l’homme n’avait encore jamais réussi à dérégler son climat de telle manière.

On a donc affaire à des phénomènes complètement imprévisibles. C’est pourquoi, d’une journée à l’autre, les données changent du tout au tout. La température va-t-elle augmenter de 2°C ? 5 °C ? En 20, 30, 50, 100 ans ? Va-t-on tous mourir du coronavirus, ou s’agit-il d’une simple grippe ? Les professionnels se contredisent à longueur de temps, instillant chaos et incompréhension chez la population.

Si la confusion règne, finalement, c’est que personne n’y comprend rien.

2- Notre système économique est incroyablement fragile

Vous vous rappelez de SOS ouistiti, ce jeu de notre enfance où il fallait enlever des bâtons sans faire tomber les singes de l’arbre ? A chaque fois qu’on touchait un bâton, l’entière structure tremblait, jusqu’à ce qu’elle finisse par s’ébranler.

Ben notre économie, c’est pareil. Elle n’en a pas l’air, surtout quand vous vous promenez dans les rues de Wall Street ou de la City. Mais elle repose finalement sur des bases extraordinairement frêles. Le moindre coup de vent, qu’il vienne sous la forme d’un virus ou d’un besoin de protéger l’environnement, fait chavirer la structure.

La leçon tirée du coronavirus est d’ailleurs claire comme de l’eau de roche : une décroissance/ralentissement de la croissance n’arrivera jamais par la volonté, et uniquement par la nécessité absolue (quand on aura plus le choix, quoi). Puisque personne, même les grosses entreprises, ne peuvent se permettre de ralentir.

(nous ne sommes qu’à environ 3000 morts aujourd’hui, à cause d’un virus apparu il y a moins de 3 mois, et le monde est au bord d’une récession. Pourquoi ? Parce que notre système économique est comme un vélo : il tient debout seulement parce qu’il avance. Le jour où il s’arrête, aka le jour où les profits diminuent et la croissance stagne, tout s’écroule. Or, les ressources diminuant, la croissance s’arrêtera forcément, et plus tôt qu’on ne le pense).

3- Nous sommes tous connectés

Je crois qu’aujourd’hui, on peut enfin répondre à la célèbre interrogation d’un météorologue américain, formulée il y a une cinquantaine d’années : « Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas » ?

Si nous avions des doutes, nous en sommes désormais certain : chacune de nos actions affecte les autres. Et nous sommes affectés par les actions des autres. Quelqu’un déforeste une forêt à l’autre bout de la planète, et c’est l’intégralité du monde vivant qui souffre. Un virus apparaît dans un marché d’une ville provinciale aux confins de la chine, et c’est la planète entière qui est malade. Il y a quelque chose qui nous lit ensemble, qu’on le veuille ou non.

Ce qui nous emmène au quatrième point…

4- Nous devons apprendre à vivre ensemble

Je sais, je sais. Personne n’a envie d’être sympathique avec des voisins désagréables, des commerçants peu aimables, des collègues imbus d’eux-mêmes ou des cousins racistes sur les bords.

Et pourtant, comme l’a si bien dit Jack dans l’épisode 5 de la première saison de Lost,  » if we can’t live together, we’re going to die alone« . A l’instar de Martin Luther King, qui nous exhortait déjà, en 1964, à « learn to live together as brothers or perish together as fools« .

Ca ne sert pas à grand chose de s’enfermer dans sa bulle. (enfin sauf si vous avez le coronavirus, auquel cas, je vous conjure de rester chez vous !!)

Si vous vous accaparez tout le papier toilette et le savon, le fait que les autres ne puissent n’y se laver les mains, ni s’essuyer, c’est aussi votre problème. Si vous votez contre la sécurité sociale pour tous, et contre des services publics de qualité, vous rendez vos pays 1000 fois plus vulnérables aux imprévus.

Et si vous vivez sans avoir conscience de votre pollution, c’est aussi votre famille, vos enfants et même (ou plutôt surtout) votre propre santé que vous mettez en danger. Car ce qui arrive aux autres vous arrive aussi.

Chaque action individuelle s’imbrique dans un destin universel. Rien n’est trop petit pour avoir son importance, puisque tout est connecté. Peut-on encore se comporter comme si nos actions n’avaient pas de conséquences pour les autres ?

« What you do in life echoes in eternity », disait Marcus Aurelius, empereur romain, dès le 1er siècle de notre ère.

2000 ans plus tard, il est temps d’en prendre conscience.

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