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Le guide de Tulum, l’hippie chic de la riviera maya (avec carte)

J’arrive encore à entendre les backpackeurs des années 2000 dire à leurs amis :

 » Dépêchez-vous d’aller à Tulum ! Dans 15 ans, ce ne sera plus pareil! »

Ils avaient raison. La tranquille bourgade de Tulum, située entre ruines mayas et plages caribéennes, ne pouvait rester secrète bien longtemps. On sent qu’au fil des années, les hôtels et restaurants d’expats ont changé son visage, pour la rendre mieux aménagée et confortable. Mais aussi, quelque part, moins authentique.

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N’ayez crainte : passer par Tulum vaut encore le coup. En tout cas, selon moi. Cependant, on peut se demander à quoi elle ressemblera dans 10 ans.

C’est d’ailleurs là tout le paradoxe du tourisme de masse. Si Tulum était restée secrète, je n’aurais probablement jamais eu la chance d’y mettre les pieds. Cependant, si le tourisme ne l’avait pas atteint, elle serait aussi restée telle quelle, ses plages n’auraient pas été envahies par des immenses resorts. Il faut choisir : le tourisme, c’est pour tout le monde, ou pour personne. Aujourd’hui plus que jamais.

Ok, reprenons depuis le début. Je vais tâcher de vous présenter et de vous expliquer Tulum, ses bons côtés, ses aspects moins reluisants, et ses spots immanquables. Ci-dessous, je vous ai préparé une petite liste de choses indispensables à connaître sur cet endroit. Accompagné d’une carte faite main, pour vous aider à y voir plus clair.

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1- Tulum est divisée en deux zones

Deux salles, deux ambiances.

La première, c’est la petite ville de Tulum, en bleue sur la carte. Si elle a été un peu transformée par le tourisme, et que hôtels boutiques et restos végétariens ont poussé ci et là, elle conserve quand même un esprit bohème et authentique. C’est le rendez-vous des hippies du coin, des backpackeurs et des étudiants voyageurs. A vélo (je me suis déplacée quasiment tout le temps à vélo, comme je vous l’expliquerai plus tard), on rejoint la plage en moins de 30 minutes, et les ruines en approximativement 20 minutes. Et les ruines et la plage, ce sont les deux raisons majeures de venir à Tulum. Avec les cenotes, probablement. Mais encore une fois, je vais trop vite. Revenons à Tulum.

L’autre partie de Tulum, c’est la zona hotelera, en jaune. Elle correspond à la zone longeant la plage. La route qui la traverse est bordée d’un côté par la plage et les immenses hôtels, et de l’autre par des restaurants ou des boutiques qui tirent sérieusement vers le luxe. Ici, vous trouverez un tourisme plus riche et plus exclusif.

Pour résumer, l’ensemble de Tulum est bobo, mais la zone de la ville est davantage bohème, tandis que la zone hôtelière tire plus vers le bourgeois.

Le reproche que je dois faire à Tulum : avoir fermé à ce point sa longue plage. En ayant autorisé tant d’hôtels à privatiser leur bout de sable, les simples mortels n’ayant pas le budget pour des beach resorts galèrent à trouver un bout de sable qui ne soit pas privé ou payant. C’est à se demander ce que le gouvernement avait dans la tête, en autorisant la privatisation de kilomètres de sable blanc. D’une part, c’est dramatique pour l’écosystème : j’ai littéralement vu des tortues naître sur la plage, entre travaux de construction et beach bar. D’autre part, c’est peu agréable pour les touristes, de devoir se baigner sur une bande de sable entourée par des hôtels.

Ça, c’est ma petite déception. Surtout pour une ville qui se prétend bohème et ouverte… Heureusement, je vais vous donner plus loin les bons plans pour profiter (gratuitement) de plages cools de Tulum.

2- Où dormir à Tulum ?

Compte tenu des différences géographiques de Tulum, où dormir ? Sachez que si vous disposez d’un budget qui vous le permet, dormir sur un hôtel sur la plage sera légèrement plus pratique. Vous maximiserez vos baignades, et vous assisterez à des levers de soleil incroyables. Et puis, plus haut, j’ai un peu forcé le trait : même si les hôtels de la zona hotelera sont plus chers que ceux de la ville, vous trouverez malgré tout quelques bonnes affaires convenant aux petits budgets.

Cependant, l’ambiance de la ville est aussi très agréable. Si vous voyagez seul, et que vous optez pour la ville, j’ai passé un séjour plus que parfait au Lum Hostel (1 sur la carte). En plus d’être économique et propre, il est rempli de gens super cools. Je me suis rarement fait aussi facilement des amis que dans cet hostel. Pour finir de vous convaincre : tous les jours, les volontaires de l’hostel vous emmènent (gratuitement) visiter un spot du coin, comme un cenote, des ruines ou des plages. ET l’auberge vous prête gratuitement des bicyclettes.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai visité la région en pédalant. Et je ne le regrette pas, loin de là. Tulum se prête particulièrement au vélo : le terrain est plat, il y a peu de vols (on vous prête aussi un cadenas, évidemment), et les visites intéressantes se situent près les unes des autres.

Si vous aussi, vous optez pour le vélo, vous ne serez pas les seuls : les touristes logeant en ville privilégient les bicyclettes pour se déplacer.

A ne pas négliger : les restos et les boutiques de la ville sont plus économiques que ceux de la plage. Si vous êtes fans du style boho-chic, rendez-vous en ville pour faire des achats d’attrape-cœurs, de t-shirts ou de jolis bijoux. Et pour des produits de beauté naturels, la boutique bio La madre Tierra est une vraie caverne d’Ali Baba.

3- Où manger à Tulum ?

Quelques bonnes adresses pour manger en ville : Burrito Amor ( 4 sur la carte), Hoja verde (3, végétarien), et tout près du Lum hostel : Co.ConAmor (végétarien)

Sur la plage, j’ai juste testé Raw Love, également végétarien. Je ne suis pas végétarienne mais les copines que je me suis faites sur place, si. Ceci dit, ça n’est pas plus mal, puisque je réduis ma consommation de viande et en mange finalement très peu.

Ceci ne signifie pas qu’il n’y ait pas de restaurants carnivores à Tulum, évidemment.

4- Comment prendre les meilleures photos à Tulum ?

Autre chose importante : Tulum, c’est le repaire des influenceuses Instagram. Il y en a partout.

Honnêtement, on ne peut pas dire que ce soit surprenant. Si vous voulez prendre des jolies photos, Tulum, c’est franchement the place to be. Les hôtels de la plage sont tous plus impressionnants les uns que les autres, dans un style zen en bois avec des tas de hamacs beige tombant du plafond. Ci-dessous, quelques photos de moi prises à Tulum (sauf la première, à Cancun), où je me prends clairement pour une star du Gram :

La beauté, à Tulum, est à chaque coin de rue. Il suffit d’avoir un portable bien chargé pour prendre des clichés incroyables.

Petit tip, si vous dormez du côté de la ville : essayez de vous réveiller tôt, avant le lever du soleil (Google vous aidera pour savoir à quelle heure il se lève) et de vous rendre sur la plage pour assister au spectacle quotidien. Sachant que les plages de Tulum donnent sur l’est, les couchers de soleil n’y sont pas particulièrement impressionnants. Non, ce sont les levers de soleil qui émerveillent de couleurs et de beauté. A vélo, vous en aurez pour moins de 30 minutes. Allez, ça vaut le coup, au moins une fois.

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Chaque matin, Tulum nous offre un spectacle à couper le souffle
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Avantage de se lever tôt : être pratiquement seul sur la plage pour voir le soleil se lever

5- Les plages de Tulum

Je vous ai déjà parlé des plages de Tulum, qui sont en grande partie privatisées. Ceci dit, armé de votre bicicleta, si vous ne dormez pas sur la plage, vous pourrez quand même dégoter des bons spots.

Le premier : playa de pescadores (10 sur la carte). La plus près des ruines mayas (située ici), et franchement l’une des plus belles. L’avantage : la zone est protégée, ce qui fait qu’on y trouve aucun hôtel. Ouf, on respire un peu. Surtout qu’elle m’a l’air assez peu fréquentée, pour ce que j’en ai vu. Cela dit, je n’y suis allée que le matin (deux fois). A vélo, on la rejoint en moins de 10 minutes depuis les ruines de Tulum.

Cerise sur le gâteau : on aperçoit ces mêmes ruines pendant la baignade. L’un des meilleurs plans pour venir commencer la journée, ou bien se relaxer après la visite obligée des temples mayas. Par contre, il y a peu d’ombre, donc prévoyez un chapeau (ou mieux, un parasol).

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Vous les voyez, les ruines, en arrière-plan ?

Le deuxième spot pour se baigner tranquille : vers la zone hôtelière, plus au sud, vous pouvez entrer sur la plage au niveau de Raw Love (8 sur la carte). Ici, vous verrez une incroyable statue de l’artiste Popper entre la route et la plage, que vous pouvez apercevoir ci-dessous.

J’ai malheureusement loupé la seconde statue du même artiste, située sur la plage à peine plus haut, à l’entrée du pavillon du festival Artwithme (9 sur la carte), et qui ressemble à ça :

Notez qu’une fois que vous êtes sur la plage, vous pouvez vous promener comme bon vous semble, même sur les parties appartenant aux hôtels.

Par ailleurs, je ne sais pas si c’est commun, mais c’est ici que j’ai aperçu des tortues à peine nées se lancer dans l’eau :

5- Quelles sont les meilleures choses à faire à Tulum ?

Il y a une multitude de choses à faire dans les environs de Tulum. La plupart sont des ruines mayas (il en existe différents types, mais ici, je vous parlerai des plus connues, et sûrement des plus belles de la région), des cenotes, des lagons, et des plages. Donc vous ne risquez pas de vous ennuyer.

Je vous présente ici mon top 3 de sites à ne louper sous aucun prétexte :

  • Les ruines de Tulum

Situées à environ 20 minutes de Tulum à vélo, ces ruines sont à couper le souffle. Littéralement. En plus de leur admirable conservation, elles surplombent fièrement la mer des Caraïbes, donnant lieu à des vues extraordinaires.

Par contre, à ma grande surprise, elles sont assez petites. C’est-à-dire qu’en une ou deux heures, vous en aurez largement fait le tour. Prévoir donc autre chose pour l’après-midi. Oui, parce qu’il est essentiel que vous veniez le matin. Les ruines ouvrent à 8 heures, et je vous recommande vraiment d’y aller le plus tôt possible. A partir de 10 heures, les cars arrivent et déversent des touristes de partout. Voir ces ruines majestueuses au petit matin, avec encore peu de personnes sur les lieux, est un véritable rêve éveillé. Si ça n’est pas possible pour vous, venez plutôt à partir de 16h, quand l’heure de pointe s’achève.

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Il y a un escalier, juste sous l’un des temples, qui permet de descendre vers une petite crique. Il est parfois fermé, surtout les jours de grand vent. Quand j’y étais, il y avait pas mal de vagues, mais j’ai quand même pu descendre sur le banc de sable.

Ici, bonheur absolu devant l’eau turquoise émaillée d’écume blanche. Le vent caressait ma peau, comme pour me susurrer des mots doux en langues mayas. Quand soudain, effarement. Je me suis aperçue que chaque nouvelle vague apportait avec elle un objet en plastique : une bouteille en plastique, un bouchon, une tong… Qu’en auraient pensé les Mayas, eux qui étaient si connectés à la nature ? C’est le seul endroit de la rivière maya où j’ai vu autant de plastique. Le reste de Tulum et les plages de Holbox étaient (relativement) plastic-free. Non, le seul endroit avec une telle concentration de détritus, je l’ai aperçu juste en-dessous des ruines.

Une vengeance des Dieux, peut-être.

Ou tout simplement causé par des courants capricieux ce jour-là. Ca n’en reste pas moins triste.

  • Gran Cenote

En arrivant à Tulum, il m’a semblé que tout le monde n’avait que ce mot à la bouche : cenote.

Il s’agit d’un espèce de lac (d’eau douce, donc), sous l’eau, ou bien entouré de rochers.

J’ai visité mon premier cenote lors d’une activité organisée par mon hostel, le cenote Azul.

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Cenote azul with the crew

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Pour se rendre aux cenotes, il suffit souvent de prendre un bus local qui vous dépose à côté.

Alors voilà, j’ai une petite confession à vous faire : même si j’ai beaucoup apprécié les cenotes, parce qu’on peut nager dans une eau fraîche et transparente, ce n’est pas ce que je préfère. En fait, ce qui me manque, c’est de pouvoir m’allonger des heures durant sur du sable. Un cenote est généralement entouré de rochers, ce qui n’est pas le plus confortable pour y flâner.

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Cenote Azul
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Cenote Azul

Néanmoins, il y a quand même un cenote incontournable : il s’agit du Gran Cenote. Depuis la ville, on le rejoint en 20-30 minutes à vélo. Il ouvre à 8h, et il est essentiel que vous arriviez à l’ouverture. En effet, il s’agit du cenote le plus touristique de Tulum, et les foules l’envahissent de 10h à 16h tous les jours.

Petite parenthèse. Vous l’avez probablement compris : pendant mon séjour, j’ai bien peu fait de grasse matinée. Ce qui m’a aidé à tenir : mes siestes du milieu de la journée. Je pense que c’est un rythme intéressant à adopter : se lever tôt, pour profiter des magnifiques couleurs du matin en toute tranquillité. Puis faire une sieste en début d’après-midi, aux heures les plus chaudes de la journée. Continuer les visites quand la chaleur s’est calmée, et que les touristes fatigués rentrent à l’hôtel. En tout cas, pour moi, ça a merveilleusement bien marché. Evidemment, il faut aimer faire la sieste. Mais qui n’aime pas ça ?!

Back to Gran Cenote. Ici, vous pourrez nager avec des tortues dans une eau cristalline, et découvrir des grottes abritant des chauves-souris endormies (location peu chère de masque et tuba sur place). Ce cenote est un lieu unique au monde, empreint d’une énergie spéciale. Notez qu’il est interdit de se mettre de la crème solaire ou de l’anti-moustiques, afin de préserver l’écosystème.

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La chose à droite avec masque et tuba, c’est moi

Si vous ne devez aller qu’à un seul cenote du coin, ce serait celui-ci, le Gran Cenote.

  • La laguna Kaan Luum

J’ai délibérément gardé le meilleur pour la fin. Je dirais même, j’ai hésité jusqu’au dernier moment de parler de la lagune Kaan Luum. Parce qu’il s’agit d’un endroit si beau et si pur qu’une fréquentation massive lui serait fatale.

Mon premier jour à Tulum, je suis arrivée en fin d’après-midi. Ni une ni deux, j’ai sauté sur ma bicyclette pour goûter aux effluves caribéennes de la plage. Mais je me suis vite retrouvée frustrée, parce que je n’arrivais pas à trouver de passages ouverts de la route vers la plage. J’ai terminé sur un petit bout de sable à un mètre des voitures où la mer sentait le poisson pourri. Comme entrée en matière, il y a mieux.

C’est là qu’un mexicain qui promenait son chien est venu me parler. Peut-être avait-il senti ma frustration ? Toujours est-il qu’il ma demandé combien de temps je restais, puis il m’a dit que je devais absolument passer par la laguna Kaan Luum.

N’ayant jamais entendu parler de cet endroit, malgré les nombreux posts de blog épluchés avant le voyage, j’ai noté le nom dans les notes de mon portable. Ma curiosité était attisée, et quelque chose me disait que je ferais bien de suivre le conseil de cet inconnu. Une fois à l’hôtel, j’ai regardé des photos sur Google, qui ont achevé de me convaincre.

Le lendemain, j’ai rencontré une canadienne à l’auberge, qui a accepté de me suivre à la lagune les yeux fermés, malgré le fait qu’elle venait de me rencontrer et qu’elle n’avait jamais entendu parler de cet endroit.

Sur Internet, j’avais lu que pour se rendre au lagon, on devait prendre un bus depuis le terminal ADO, le principal de la ville (et celui par lequel on arrive en bus depuis Cancun). Mais une fois au comptoir pour acheter les billets, personne ne semblait connaître cet endroit. On nous a vendu des tickets de bus vers un village proche, Pino Juarez, et on m’a dit de demander au chauffeur de s’arrêter au niveau du lagon pour nous laisser descendre.

J’ai donc expliqué au chauffeur, en montant dans le bus, que je voulais m’arrêter à la laguna Kaan Luum. Il m’a regardé avec des yeux surpris, parce qu’il n’en avait jamais entendu parler. Il m’a dit de le prévenir quand on voulait descendre.

Nous voilà embarqués dans le bus, moi les yeux fixés sur Google maps (la laguna se situe ici, et numéro 7 sur la carte), mon amie de moins en moins sûre de sa décision de suivre une parfaite inconnue vers un lieu apparemment bien mystérieux.

Après environ 10 minutes de route, le chauffeur nous dépose. Je ne me rappelle même pas avoir vu un panneau, juste une route caillouteuse qui s’enfonçait dans la forêt. Gloups. On s’y est engagé en priant pour être sur la bonne route. Alléluia, 10 minutes de marche plus tard, on arrive enfin à un stand pour payer l’entrée au lagon (environ 5€, si mes souvenirs sont bons).

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Même le pont menant à la lagune est charmant

Et ici, extase absolue : on se trouve devant une immense lagune turquoise entourée de végétation. Il y avait des touristes, mais pas tant que ça, et essentiellement mexicains. Alors qu’on était en plein après-midi, soit le moment de la journée où tous les lieux d’intérêt sont pleins à craquer.

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In paradise
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Moi qui prend des photos avec mes yeux ET mon cellulaire

Les photos du lagon parlent d’elles-mêmes. Hamacs et balançoires permettent de se détendre (et de prendre de fabuleuses photos). Le sol d’argile blanche de la lagune peut s’utiliser comme un masque de beauté pour la peau et le visage.

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Petit masque à l’argile

L’atmosphère qui règne dans cette lagune est indescriptible. On se sent comme dans un cocon, loin de la foule qui semble nous suivre presque partout sur cette côte caribéenne. Comme si on partageait un secret unique, cet incroyable lagon cristallin, qui nous apaise et nous enchante.

Pour revenir vers Tulum, on peut attendre un bus sur la route, ou bien prendre l’un des taxis qui attendent près du parking du lagon.

6- Le côté spirituel et yogique de Tulum

Ca y est, vous savez presque tout sur Tulum.

J’ai juste gardé un élément pour la fin. Tulum est un endroit particulièrement propice au yoga, et au bien-être en général. Sur la plage, des studios de yoga (aux prix européens) donnent sur la mer, tandis que des cours bien plus abordables ont lieu dans la ville (aux prix mexicains).

Le premier matin, quand je me suis réveillée à l’auberge, j’ai vu un mec blond sortir du dortoir pied-nu et en maillot, son tapis de sport sous le bras, pour commencer la journée avec un bon cours de yoga. Je ne le savais pas encore, mais cette scène, c’était so Tulum.

Pour ceux qui ne me connaissent pas, j’adore le yoga. J’en fais (irrégulièrement) depuis longtemps. Ma mère est prof de yoga, ce qui a joué un rôle. J’adore également tout ce qui est new age, spiritualité et méditation.

A Tulum, le moins que l’on puisse dire, c’est que j’étais servie. De partout poussent les panneaux et les phrases inspirantes : sur la plage, la route, entre les hôtels. Ce qui est agréable pour certains, mais sûrement horripilant pour d’autres. J’ai même vu un panneau rouge qui, au lieu d’indiquer « STOP », avait écrit « BREATHE ». Vous voyez le genre.

Mais voilà, ce côté hippie et spirituel, à Tulum, vient avec son lot de contradictions. Par exemple, apparemment, pour être vraiment spirituel, il faut avoir beaucoup d’argent. Parce que pour prendre des cours abordables près de la plage, ou y faire des retraites spirituelles, bon courage.

Par ailleurs, que penser de ces personnes qui viennent à la fois chercher plus de likes sur Instagram, tout en essayant de se connecter à eux-mêmes à travers le yoga et la méditation ? Tulum se prétend également super eco-friendly, mais quand on voit les touristes sur place, venant des quatre coins du monde (mais surtout des pays riches), on peut se demander si l’empreinte carbone qui nous a emmené jusqu’ici est très green. Même chose pour les plastiques dans la mer.

Jeter la pierre à Tulum ne serait pas très honnête de ma part. Moi aussi, je suis venue en avion. Moi aussi, je viens d’un pays riche. Les contradictions de Tulum, ce sont aussi les miennes. Mais j’ai lu récemment un article sur l’hypocrisie (involontaire) de l’industrie du bien-être, qui se prétend verte, alors qu’elle est souvent polluante. Et ça m’a drôlement fait penser à Tulum.

Reviendrai-je à Tulum ? Une partie de moi l’espère, peut-être dans le cadre d’une retraite de yoga, par exemple. Une autre partie de moi se demande à quoi ça rime, d’aller si loin pour se connecter à soi-même, et de cautionner un endroit qui semble exclure les plus modestes de jour en jour. Je n’ose imaginer ce que ça doit être, pour des locaux qui ont vécu dans ce petit village de pêcheurs toute leur vie. De voir leur région se transformer au profit d’étrangers.

Encore une fois, que diraient les Mayas, de cette ville de bobos posée près de la mer des Caraïbes ?

Bon, j’ai parlé du côté négatif de l’ambiance de Tulum. Peut-être pas assez de ses côtés positifs. Je pense qu’il s’agit d’un lieu où l’on vient se recueillir. Se recentrer. J’y ai vu beaucoup de personnes voyageant seules, prenant un verre à la terrasse d’un café, écrivant dans un journal. C’est un endroit propice à la réflexion, à la solitude. Mais sans être vraiment seul.

Tulum, c’est un mélange assez unique, de beauté, de contradictions , de spiritualité, de connexion, de traditions et de modernité.

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La beauté de Tulum est aussi dans les détails

J’y ai passé des journées incroyables, et j’y ai fait de très belles rencontres. Je vous souhaite aussi d’y vivre des moments uniques, qui vous émerveillent autant qu’ils vous font réfléchir.

Pour des conseils générals sur le Quintana Roo, par ici (en contruction).

1 réflexion au sujet de “Le guide de Tulum, l’hippie chic de la riviera maya (avec carte)”

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