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Welcome to Bogota

Bogota, Colombie, Amérique du Sud, Latine

Ca y est, me voilà finalement bien arrivée en territoire colombien, pour débuter mon semestre d’échange dans la capitale, de janvier à juin 2016. A moi la jungle amazonienne, les plages de la côte Caraïbe, les guerillas communistes, les tentatives de kidnapping et les narco trafiquants à tous les coins de rue!

Le voyage fut un peu compliqué : je venais du Brésil, je n’avais pas de billet retour (je savais qu’en principe il en faut un mais qu’il est très rare qu’on le demande, manque de pot je suis tombée sur un employé qui faisait du zèle), j’ai du donc acheter un billet de sortie de Colombie au comptoir à la dernière minute avec une brésilienne qui parlait très peu espagnol. J’ai découvert avec plaisir quelques jours plus tard sur mon relevé de comptes que le prix du billet était le double de celui qu’on m’avait annoncé, sans possibilité de se faire rembourser #MerciCopaAir .

Puis a suivi un long périple de 24 heures pour relier Rio de Janeiro à Bogota. Oui parce que les billets en Amérique Latine sont très chers, ils n’ont pas vraiment de compagnie low-cost comme chez nous où tu peux relier des capitales européennes pour quelques dizaines d’euros, et au final un vol interne en Amérique Latine peut coûter aussi cher qu’un vol Europe-Amérique Latine. Du coup je me suis dit je m’en fous, je prends le vol le moins cher quitte à faire plein d’escale, j’ai le temps. Super idée quand on transporte environ 200 kgs de bagage – dur dur de faire sa valise pour 6 mois, surtout qu’en Colombie il y a un peu toutes les températures, donc j’ai du embarquer aussi bien des tongs, des robes, des pulls et des manteaux… J’ai donc du les récupérer à Panama City et passer une nuit dans cette ville, qui est clairement un des endroits les plus étranges où je sois jamais allée. Je n’avais pas du tout l’impression d’être en Amérique Centrale, mais plutôt à Las Vegas, avec des buildings énormes, des hôtels de luxe, des limousines et des casinos de partout. En plus, tu payes en dollars US, et niveau bouffe on va dire que c’est pas très dépaysant, en gros il y a le choix entre Mc Donald’s, KFC où Burger King. Evidemment j’ai fini au Mc Donald’s – il faut croire que 3 mois de job étudiant au Mc Donald’s en France ne m’avait pas suffit, il me fallait ma dose de burger! Après il y a peut être des coins plus sympas dans cette ville, dur de se faire une idée en quelques heures. Mais j’avais clairement l’impression dans un quartier très très très aisé des Etats-Unis, et non dans un petit pays d’Amérique Latine. Et à l’hostel où je suis restée, on t’accueille en anglais, et on n’entend quasiment pas d’espagnol.

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Arrivée sur Panama City

Bref, après un agréable réveil à 4h du matin, direction l’aéroport de nouveau, pour enfin m’envoler pour ma destination finale: la Colombie. L’arrivée à Bogota fut assez confortable, car notre université colombienne nous prend totalement en charge dès le début: ils viennent nous chercher avec une pancarte à notre nom à l’aéroport, puis ils nous emmènent dans un hostel, où ils nous payent les 5 premières nuits, histoire de commencer tranquillement à chercher un logement et découvrir le centre de la ville.

Alors je ne sais pas exactement comment sont traités les étudiants étrangers venant en échange en France, mais ça m’étonnerait grandement qu’on vienne les chercher à l’aéroport, et qu’on leur paye des nuits d’hôtels. A mon avis c’est tout juste si on leur envoie l’adresse de l’université avec un petit message du style « démerde toi ». Après un pays comme la France a peut être moins besoin de faire des efforts pour attirer des étudiants étrangers, car contrairement à la Colombie, la France a une image assez rassurante, elle n’a pas connu de guerre civile et de problèmes de drogue qui ont laissé des préjugés souvent inexacts sur son pays. De plus, les étudiants étrangers partent généralement en échange dans des facs colombiennes privées qui coûtent chers, même pour des critères français, il y a donc plus de moyens pour accueillir les élèves.

On sent que les Colombiens adorent leur pays, sont très fiers d’être colombiens, et veulent que les étrangers s’y sentent bien. Ils veulent que les « gringos » comprennent que non, la Colombie, ça n’est pas le coupe gorge qu’on croit. Alors oui, c’est l’Amérique Latine, il y a de la pauvreté et des inégalités importantes, et le niveau de vie n’est pas le même, donc il y a des règles basiques à respecter. Mais une fois que tu connais les quartiers où ne pas aller, et que tu ne te balades pas avec ton iphone 6 et ta Rolex en pleine nuit dans des ruelles sombres, il y a quand même peu de chance d’avoir des soucis.

Voili Voilou je vous invite à suivre mes aventures colombiennes trépidantes sur mon super blog – et si vous vous posez la question, oui, le nom a directement été inspiré de la série Narcos, dont j’étais complétement accro avant de partir. Mais malgré ce nom, j’espère vous faire comprendre que la Colombie est bien loin de tous les clichés qui circulent chez nous, et que c’est un pays rempli de gens chaleureux et de paysages impressionnants!

Besos

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Plaza Bolivar à Bogota

 

 

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